COMME DES ROSES

COMME DES ROSES
COMME DES ROSES

Les mains des femmes sont comme des roses
Quand dans celles d'un homme, elles reposent.
Il doit les cueillir en douceur
Sans les froisser par son ardeur.
Il faut savoir doser les choses.
Un peu d'humour pour qu'elles éclosent,
Un peu de fougue mais sans violence,
De la finesse, de la romance
Et de la sensualité,
Il ne faut pas la négliger.
Bien mélanger sans agiter,
D'un peu de patience, arroser.
Si le résultat tarde un peu,
N'oubliez jamais, chers messieurs,
Ceux qui s'imposent en agresseurs
Se font envoyer sur les fleurs.

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 17:18

le pouvoir des roses

le pouvoir des roses
le pouvoir des roses

La rose nous a tant souri
tout l'été
qu'un soir d'automne,
ses joues se sont éparpillées.
Nous en avons fait de la gelée
pour adoucir notre hiver.
Quand au bout du sien
elle s'est réveillée,
que nous nous sommes approchés
pour retrouver le parfum d'hier,
c'est elle, encore cachetée
avant que le soleil ne la déboutonne,
qui nous a reconnus à notre souffle empreint
de son souvenir.
Ses lèvres ont rougi de plaisir,
ses joues se sont gonflées,
son c½ur ouvert nous a dit
que rien ne mourait,
que tout recommençait.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 17:09

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 05:09

UN ARBRE NU

UN ARBRE NU
UN ARBRE NU

un arbre nu
sauf une feuille
qui tient toujours

un homme nu
sauf un visage
qui ment toujours

abattre l'arbre
pour qu'elle tombe

et tuer l'homme
pour qu'il soit vrai ?

# Posté le mardi 20 octobre 2009 06:06

Mais ce n'est que la vie ...

Mais ce n'est que la vie ...
Mais ce n'est que la vie ...
Mais ce n'est que la vie ...
Si c'était une chanson, je te la chanterais
Pour berner ton chagrin jusqu'au bout de la nuit
Terrasser tes soupirs et lasser ton ennui
Et au petit matin tu te réveillerais

Si ce n'était qu'un jeu, sans doute un peu futile
Je m'y adonnerais en parties inutiles
Pour que sèchent tes larmes et qu'éclate ton rire
Je ferais le grand jeu pour mieux te reconstruire

Si c'était un défi, je le relèverais
Pour faire briller tes yeux comme un grand soir de fête
Pour éloigner de toi les spectres des défaites
Et calmer la douleur des morsures aux regrets

Si ce n'était qu'un rêve, je te l'inspirerais
Pour peupler ton sommeil de délicats secrets
Qui de tous temps surent faire vibrer le c½ur des filles
A l'heure où s'épanouissent tant de pensées fragiles

Si c'était une offrande, un don, un sacrifice
Je l'offrirais aux dieux pour qu'ils posent sur toi
Un voile protecteur, comme une sorte de toit
Pour t'abriter enfin de tous les maléfices

Si c'était bien l'amour ou un grand sentiment
L'affaire serait réglée indubitablement
Il ne me resterait guère qu'à te l'insuffler
Pour apaiser ta peine et te laisser souffler

Mais ce n'est que la vie, mon amie, j'ai bien peur
Avec ses aléas et ses fausses promesses
Ses cortèges de joies, de peines et de détresses
Qui laissent impuissant le plus doux des rêveurs ...

# Posté le lundi 19 octobre 2009 04:37